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Titre: Battle Royale
Réalisateur - Acteurs principaux: Kinji Fukasaku - Takeshi Kitano , Tatsuya Fujiwara , Aki Maeda
Editeur:
BattleRoyale
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Au début du XXIe siècle, le Japon sombre dans le chaos. Les adolescents, refusant de se plier à l'autorité des adultes, désertent les écoles et deviennent incontrôlables. Afin de les ramener à la raison, le gouvernement a institué une nouvelle loi portant le nom de Battle Royale. Une classe de troisième est ainsi envoyée sur une île déserte. Les élèves se voient attribuer arme et vivres, et ont trois jours pour parvenir à s'entre-tuer. Tous les coups sont permis. Un seul doit survivre
Film choc et controversé paru en France en novembre 2001, Battle Royale se révélait un mélange détonant d'ultra-violence et de romantisme exacerbé, comme seuls les Japonais savent en concocter. Ce jeu de massacre est d'autant plus dérangeant et cruel que les victimes n'ont pas dépassé l'âge de quinze ans, d'où les virulentes critiques à l'égard de l'uvre à sa sortie. A 70 ans, son réalisateur, Kinji Fukasaku, n'en est pas à son premier essai, puisque ce maître de la violence, vénéré par la nouvelle génération des cinéastes du genre, livrait là son soixantième film, adapté par son propre fils d'un best-seller japonais éponyme signé Koshun Takami. Si Battle Royale affiche de nombreuses similitudes avec l'univers de Stanley Kubrick (violence, cynisme, esthétisme et musique classique), il s'en détache néanmoins par un caractère sentimental un peu fleur bleue. Mais sous son apparence de gigantesque jeu vidéo, cette parabole enragée sur la société japonaise d'aujourd'hui se veut également visionnaire et moralisatrice. On oubliera donc les quelques petites incohérences du récit en regard d'une impressionnante leçon de cinéma. Avant même que le menu ne s'affiche, il est demandé au spectateur de choisir son héros, sachant que chaque personnage proposé possède deux vies. Le ton est donné, l'édition DVD se visionnera à la manière d'un jeu vidéo. Pour accéder aux bonus, il faudra éviter les zones interdites sur le plan, sinon, retour à la case départ avec une vie en moins. Lorsqu'on a la chance de parvenir jusqu'aux suppléments (ce qui n'est pas très aisé, la maniabilité du jeu restant à revoir), on découvre des interviews sous forme de textes (dont celle de Takeshi Kitano, qui ne tarit pas d'éloges sur son réalisateur), une séquence de l'enregistrement de la bande-son à Varsovie et un amusant reportage sur l'avant-première au Japon, en présence de l'équipe du film.
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